Papillons de la semaine – 03 avril 2022

Bonjour ou bonsoir, en fonction de l’heure à laquelle vous me lisez ! Petit article de la semaine, où je vais vous parler de mangas, mais aussi de bandes dessinées et de light novels. J’avais du temps ces dernières semaines, alors je me suis laissée tenter par deux-trois petites choses… On commence ? On commence.

Sommaire


Proche Horizon et Souvenirs de demain, one-shots

J’ai souvent l’impression de me répéter, notamment quand je débute un paragraphe par « j’avais dit que je ne pratiquais pas la politique d’auteur », à savoir acheter des œuvres parce qu’elles sont de telle personne… Et régulièrement, je constate à quel point ce n’est pas vrai, ou pas totalement. La mangaka de ces deux one-shots, qui datent beaucoup, est celle de The Earl and The Fairy ; une nouvelle œuvre a d’ailleurs été annoncée en France récemment…

Présentation générale des œuvres, sans spoil majeur

Il va être difficile de parler de chacun de ces one-shots, parce qu’en plus de n’avoir strictement aucun lien l’un avec l’autre, sinon la personne qui a réalisé les deux, il s’agit de recueils d’histoires courtes. Certaines thématiques sont relativement communes : la romance, parfois entachée d’événements moins heureux. Le trait de la mangaka est toujours aussi agréable, même si je la préférais sur The Earl and The Fairy. Malgré tout, je n’ai que peu de regrets quant au fait de les avoir pris, sinon celui d’avoir fait confiance à une vendeuse random sur un site d’occasion, qui décrivait leur état « comme neuf ». Loin d’être des indispensables, il s’agit de deux tomes qui prennent peu de place, et rejoindront sans mal ma collection.

Ayuko au dessin et au scénario, Satoko Fujimoto et Anthony Prezman à la traduction pour les éditions Glénat.


Minuscule, tome 9

Je n’ai porté un intérêt à cette œuvre que très tardivement, une fois de plus après avoir vu son adaptation animée, Hakumei & Mikochi. Cette dernière avait un tel pouvoir bienfaisant, relaxant, que ça m’a convaincue d’acheter l’œuvre d’origine, des figurines (mes premières à taille réelle et mes seules, d’ailleurs), etc… Je ne l’ai jamais regretté.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Hakumei et Mikochi sont deux jeunes femmes qui vivent ensemble près de Makinata, une ville dans les bois, où se réunissent divers animaux de la forêt et êtres semblables à elles, des créatures humanoïdes de moins de 30cm. Chacune a sa personnalité, Hakumei est volontaire, tête brûlée par moments et adore les travaux physiques tandis que Mikochi est plus réfléchie, hésitante et aime les loisirs plus posés. Leur quotidien n’a rien d’exceptionnel, mais cela reste une tranche de vie des plus agréables, et loin d’être dénuée du moindre intérêt. J’apprécie beaucoup ces petits moments, tantôt amusants, tantôt prenants émotionnellement, plutôt légers, sans ressentir la nécessité d’une romance, appréciant la complicité née de leur amitié. Je sais que certains seraient tentés de parler de shôjô-ai, pas moi. Je pense vraiment qu’il n’est pas question de romance entre ces deux-là, cet aspect étant évoqué et représenté par d’autres personnages.

Takuto Kashiki au scénario et au dessin, Fédoua Lamodière à la traduction pour les éditions Komikku.

Le tome 9 (spoils possibles, mineurs)

On retrouve nos deux amies à travers plusieurs historiettes, autour d’un potiron, dans un repas avec des créatures de grande taille, avec un oiseau… Et, plus important, on a droit à un flashback montrant leur rencontre, et les raisons pour lesquelles elles vivent ensemble. On a également quelques passages avec Sada, la coiffeuse, ainsi que le bibliothécaire et Sardin. Je ne saurais quoi en dire de plus, sinon que, comme d’habitude, c’est un tome apaisant, mignon, dénué de violence ou de sentiments négatifs, qui fait du bien à la lecture. Je ne peux que recommander et attendre de nouveaux tomes, en espérant presque que cela ne s’arrête jamais…


Au-delà des merveilles, tomes 1 à 3

J’ai commencé cette série de bande dessinée française il y a de très nombreuses années, début lycée peut-être. Le tome 3 n’étant jamais sorti, je l’ai oubliée dans mes bibliothèques, jusqu’à il y a quelques mois, où j’ai vu mon libraire en déballer un tome lors de son office de la semaine. « S’ils sortent enfin le dernier tome, peux-tu m’en mettre un exemplaire de côté, s’il te plaît », lui ai-je demandé. Il m’a appelée ce weekend : « tu le veux toujours, le tome 3 ? ». Donc, j’ai tout relu, une fois le 3 en poche.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Comme le titre l’indique, l’histoire tourne autour d’Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Carroll. Tout commence lors de l’anniversaire de la reine de Pique, Wanda, quand un étrange homme-lapin lui offre un livre, qui raconte le passé mais aussi l’avenir. Problème, les passages qui intéressent la reine (notamment ceux parlant d’avant le début de son règne) ne sont pas présents. Elle envoie alors Locke, son fidèle séide, ainsi que le lapin, Twyst, retrouver l’auteur. Cela passera par mettre la main sur une certaine enfant blonde, Alice, qui peut se rendre au Pays des Cauchemars.

Yohann Puaud au scénario et Wyllow aux dessins, pour les éditions Clair de Lune.

Les tomes 1 à 3 (spoils possibles)

J’avais énormément apprécié les débuts de l’histoire, à l’époque où je l’avais commencée, me délectant des jeux de mots extrêmement fréquents, de l’intelligence de ce qui est mis en place peu à peu. Le tome 3 va au-delà de tout ce à quoi on pourrait s’attendre, les personnages se rebellent contre l’histoire elle-même, contre les cases, jouent avec et je trouve ça purement génial. La transition entre le 2 de l’époque et le 3 récent a été violente, mais je ne voulais pas racheter des tomes que j’avais déjà (surtout que j’aimais assez peu les nouvelles couvertures). Je ne sais donc pas si l’effet ressenti aurait été le même, si les tomes 1 et 2 ont été retravaillés pour que cela soit moins étrange. Le trait est plus… moderne, plus fouillé, plus fin. La précédente édition correspondait aux standards de l’époque, en matière d’effets visuels et graphiques, alors que le 3 de la nouvelle n’a rien à voir. Je pense d’ailleurs qu’il y a eu un passage dessin traditionnel > dessin assisté par ordinateur entre les deux. Même si la transition m’a laissée sonnée, je n’ai pas pour autant détesté cette conclusion : elle est à l’aulne de la série, intelligente, barrée, géniale. Je recommande, et si certains ont la nouvelle édition, n’hésitez pas à me dire ce qu’il en est au niveau des tomes 1 et 2.


Infinite Dendrogram, tomes 1 à 6

J’ai attendu un certain temps avant de plonger dans cette série de light novels. La première raison était l’anime. Je ne dirais pas qu’il est foncièrement mauvais, je ne me permettrais pas ; il a seulement déçu mes attentes, puisqu’on m’avait vendu l’œuvre comme quelque chose de très chouette. Au lieu de ça, j’ai eu l’impression d’avoir un ersatz de Sword Art Online (il est impossible de ne pas l’y comparer) en moins bien. Donc, hésitation, mais le désœuvrement a eu raison de mes bonnes résolutions. Quant aux autres raisons, elles se résument aisément : lorsqu’une maison d’édition est nouvelle, on préfère parfois attendre de voir comment les choses se passent pour elle avant de se lancer et de prendre des séries dont on craint de ne jamais avoir la fin.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit les aventures d’un étudiant japonais, que j’appellerais Ray pour des raisons de commodité. Ayant terminé ses examens et avant de commencer les cours à l’université, il se lance, sur les conseils de son frère, dans un jeu auquel peu de gens croyaient à sa sortie : Infinite Dendrogram, un VRMMORPG des plus réalistes, que la rumeur dit être à la hauteur des rêves les plus fous des joueurs de l’époque. Après avoir créé un personnage, il se lance à l’aventure dans le royaume d’Altar, et découvre bien vite certaines choses : 1) le jeu est à la hauteur de ses attentes, il est d’un réalisme tel que l’on croirait qu’il s’agit d’un autre monde, 2) il a la poisse, et se retrouve beaucoup trop régulièrement mêlé à des situations très périlleuses, 3) le royaume où il a commencé est dans une situation géopolitique instable, 4) son frère a un problème avec les costumes d’animaux en peluche. Mais rien de tout cela ne l’empêchera de se lancer corps et âme dans cette aventure, accompagné de son Embryo, essayant de ne faire aucun choix qu’il regrettera par la suite, ce qui lui laisserait « un goût amer » en bouche. Le gros point fort de cette œuvre, à mes yeux, n’est autre que le développement de ses personnages. Peu à peu, iels se dévoilent, on en apprend plus (et on a envie d’en apprendre plus) sur chacun. Pourtant, le nombre de protagonistes va croissant, mais on reste si loin des stéréotypes que cela ne pose pas de problèmes. On est loin, très loin, des coquilles vides d’autres romans ayant un scénario similaire ; bonus, on n’a pour l’instant aucune forme de sexisme malvenu : les femmes sont puissantes, classes, et elles ont d’autres objectifs que de servir le personnage masculin qui est le héros trop fort sans qu’on sache pourquoi mais c’est comme ça. L’aspect géopolitique de l’histoire est également tout à fait appréciable.

Sakon Kaidou au scénario, Taiki aux illustrations, Aurélien Piovan à la traduction et Antonin Guirette à la relecture pour les éditions Lanovel.

Les tomes 1 à 6 (spoils possibles)

Déjà, je commence par une précision sur la raison qui m’a amenée à attendre d’avoir les 6 premiers tomes avant d’en parler : je voulais avoir une vision globale de l’œuvre, et me rendre compte de l’évolution du travail effectué dessus. Parler de chaque tome, l’un après l’autre, m’aurait amenée à avoir une appréciation différente, alors que je peux dire aujourd’hui que les éditions Lanovel sont très prometteuses. J’apprécie énormément le changement au niveau du papier et des couvertures à partir du tome 3, il vieillira bien mieux, je pense. L’apparition de notes et la présence d’un glossaire à la fin sont également bienvenues : en tant qu’adaptatrice, je ne peux que saluer ce choix. On sent également que la traduction (et le travail d’adaptation, même s’il est différent de ce que j’aurais proposé) va en s’améliorant. Je pourrais disserter longuement (et ce sur n’importe quelle œuvre traduite), pointer du doigt des pseudo-fautes, ou les choses qui ne me conviennent pas par déformation professionnelle ; je n’en ai pas envie. Aussi vais-je rester simple lectrice : j’ai aimé découvrir Ray, Némésis, Shû, Rook, Hugo, Marie, pour ne citer qu’eux. J’ai dévoré chaque tome en un jour et j’ai envie d’en savoir plus sur la sœur de Ray et Shû, je me demande ce que les interactions de notre héros vont donner avec B3 et Tsukuyô. Je veux la suite, que je prendrais avec le tome 8 et le 2 d’Ascendance of a Bookworm, histoire de n’avoir que 3 volumes par commande (les masques en tissu ne m’intéressent pas).

Voilà tout pour cette semaine (et c’est déjà pas mal). On se retrouve dans quelques temps pour de nouvelles lectures, pour le planning d’avril, sachant que je ne peux rien garantir pour les deux à trois semaines suivantes ; ayant reçu le matériel nécessaire pour reprendre mon travail, je vais m’y mettre et n’aurais probablement que bien peu de temps pour sortir. Portez-vous au mieux, prenez soin de vous, réfléchissez bien dimanche 10 avril, et à bientôt !

Auteur : Lethalya

Passionnée de LN et de mangas, de culture japonaise. Lectrice FR/EN, collectionneuse compulsive. Community Manager Twitter et Facebook de Li-Novel France.

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