Papillons de la semaine – 10 avril 2022

Bonjour ou bonsoir, selon l’heure à laquelle vous me lisez. Je ne savais pas si j’aurais le temps de faire un article, ou même de sortir chercher quelques livres cette semaine… Et puis, vendredi, ayant fini mon travail assez tôt, je me suis décidée à y aller, plutôt que subir les déviations du samedi le lendemain parce que manifestations (je ne sais pas chez vous, mais ici, c’est toutes les semaines…). J’approuve le droit de manifester, mais là, ça commence à faire beaucoup pour une efficacité… Disons, contestable. Première fois que je modifie mon texte avant publication, parce que parler d’espoir, là, me semble vain. Quelques lectures pour cette semaine, du très très très bon, et de l’imprévu. Allons, commençons…


Sommaire :

Faraway Paladin, tome 7

Adaptée d’un light novel, voilà une œuvre qui m’a intriguée au début, conquise ensuite, et qui me laisse désormais légèrement dubitative. Probablement un contrecoup de la désastreuse adaptation en anime ? Peut-être. J’adorerais découvrir le roman, mais il n’est pas disponible en France…

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit les aventures de William, un jeune garçon adopté par Marie, Blood et Gas, trois étranges personnages auxquels on ne confierait pas un bébé, de prime abord. Mais Will n’est pas n’importe qui : si on excepte le fait que ses parents biologiques l’ont abandonné (d’une façon ou d’une autre, puisqu’on ne sait rien sur eux), il a également conservé ses souvenirs de sa vie antérieure… Alors qu’il était un jeune japonais de notre monde. Aussi va-t-il grandir auprès d’eux, sans jamais le regretter un seul instant, car il n’aurait pu tomber sur une famille plus aimante. Chacun va lui apprendre quelque chose ; Blood, l’art du combat, Marie, la religion et Gas, la magie (et la valeur de l’argent, ainsi que l’histoire de ce monde). Ainsi, il aura toutes les clefs en main pour décider de son avenir, qu’il soit sombre ou lumineux. Personnellement, j’apprécie de nombreux personnages… Et moins le protagoniste principal. J’apprécie le trio parental, mais Will étant ce qu’il est… Disons que je n’aime pas les personnages trop pieux, ni qui sont surpuissants, aussi modestes soient-ils. J’avoue que je n’apprécie pas trop Ménel, personnage qui arrive plus tard. Je ne les déteste pas, soyons honnêtes mais… Voilà.

Mutsumi Okubashi au dessin, Kanata Yamagino au scénario et Fabien Nabhan à la traduction pour les éditions komikku.

Le tome 7 (spoils possibles, mineurs)

Bon, là, va falloir qu’on parle. En tant que lectrice, je laisse passer beaucoup de choses (je ne travaille pas, je lis pour mon plaisir). Mais j’avoue avoir été déçue, là. Cette maison d’édition a généralement une correction et une relecture très correcte, là, on était au niveau de celle qui a le nom du truc chaud qui brille dans le ciel et qui fait de la lumière. Devoir corriger un truc, soit, quatre ou cinq, c’est un peu trop à mes yeux. Sinon, on est sur une sorte de nouvel arc, je suppose, où Will récolte les mérites de ses récents exploits. Le voilà avec de nouvelles responsabilités, auxquelles ni lui ni moi ne nous attendions. J’avoue être peu convaincue, mais on verra où ça mènera. Après avoir découvert le peuple elfe (rapidement, il n’en a rencontré qu’un représentant), le voilà en contact avec le peuple nain. Eeet… Je n’aime pas ce personnage non plus. J’attends de voir si notre héros va devenir un hobbit et partir à la chasse au trésor avec ses nouveaux amis, on verra bien. Précision : je sais que je ne vends pas du rêve ici. Cependant, j’apprécie ma lecture, je suis juste bien moins enthousiaste, plus critique que sur d’autres œuvres. Je recommande évidemment cette série, si on aime les isekai/tensei, et que l’on est prêts à avoir un paladin, donc un guerrier sacré, fidèle à une religion, en tant que héros.


Les Carnets de l’Apothicaire, tome 8

Souvenez-vous, il s’agit de ce manga que j’adore, que j’ai adoré découvrir et que j’adorerais faire découvrir à la terre entière. Ces tomes sont toujours extrêmement bien fournis et beaucoup trop rapidement dévorés…

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Pas de magie, pas d’isekai. Ça ne se passe même pas au Japon, pour vous dire. Enquête et mystères au Palais Impérial probablement chinois, à une ère plus reculée, pour les thématiques. On suit l’histoire d’une jeune fille issue d’une famille très modeste, Mao Mao, qui est passionnée par les plantes, les poisons et les remèdes. Elle entre, par un concours de circonstances très particulier, au Palais Impérial et fait tout pour rester discrète. Pourquoi ? Il va falloir lire l’œuvre pour le savoir. Une héroïne intéressante, des dessins superbes, une intrigue complexe, pas d’hypersexualisation…

Itsuki Nanao à l’écriture, Nekokurage au dessin et Géraldine Oudin à la traduction, pour les éditions Ki-oon.

Le tome 8 (spoils possibles, mineurs)

On commence ce tome avec un flashback, et pas n’importe lequel, qui ne concerne pas n’importe qui. Vous vous souvenez de ce que je disais à propos de Lacan ? Eh bien… Je dois avouer que je me trompais. Je ne le déteste pas, et j’aime beaucoup la façon dont les choses évoluent, et finissent. Cette œuvre réussit à merveille son pari de ne pas être manichéenne, et ça, c’est génial. Petit pincement au cœur pour Mei-Mei… Qui persiste, en regardant la couverture, toujours aussi belle. La toute fin du tome m’a fait éclater de rire, et réitérer ce que je disais : Les Carnets de l’Apothicaire, c’est trop bien ! Je ne sais pas où ça va, ni combien de temps ça va durer, mais j’en suis, très clairement.


Reine d’Égypte, tome 9 (fin)

Vous allez commencer à connaître le refrain. « Non, mais je ne vais pas commencer une nouvelle série… En plus ma période à fond sur tel sujet (ici l’Égypte antique) est loin derrière moi »… Tu parles. Je suis faible, mais je ne regrette rien.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit l’histoire de la Reine Hatchepsout, qui a marqué l’histoire de l’Égypte : elle n’était pas seulement l’épouse du Pharaon, mais Pharaon elle-même, donc la seule à régner pendant longtemps, malgré son genre de naissance et le fait que le pouvoir soit d’ordinaire réservé aux hommes (bonjour, injustice et sexisme !). On connaît l’existence de cette exception, mais on en connaît bien moi l’histoire complète, de son enfance à la fin de sa vie, en passant par tous ces moments, heureux et malheureux. Ce manga propose une version romancée, mais documentée, du passé d’une reine exceptionnelle.

Chie Inudoh au dessin et au scénario, Fédoua Lamodière à la traduction pour les éditions Ki-oon.

Le tome 9 (spoils)

Que dire ? Ce tome est le dernier d’une série que j’ai adoré de bout en bout. Une conclusion magistrale à propos d’une femme incroyable, dont la vie a été injustement compliquée. Une femme que je ne plaindrai pas, parce que l’héroïne de l’histoire ne l’aurait pas désiré. Je ne sais d’ailleurs pas si je fais bien de parler d’Hatchepsout au féminin ; pour citer un personnage, il s’agit avant tout d’un humain, qui avait des vœux, des rêves et qui a vécu, autant que faire se peut, la vie qu’il désirait mener. Bref, une belle histoire, même si je trouve que la mesquinerie des mâles qui se veulent dominants est toujours autant à gerber.


Hello, Hello and Hello, tome unique

Je le disais, j’hésitais à prendre le tome unique de l’adaptation manga de cette œuvre. Pourquoi pas le light novel d’origine ? Moins de temps, moins l’envie de lire cette histoire, et un dessin relativement beau, donc… Je me suis décidée, puisque c’est un one-shot.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit l’histoire d’Haruyoshi, un lycéen qui reçoit un jour la déclaration d’amour d’une totale inconnue, une jeune fille nommée Yuki. Mais quelque chose en elle l’attire, sans qu’il comprenne pourquoi. Il accepte alors de passer du temps avec elle, et ne regrette pas son choix. Mais qu’en est-il d’elle, quelles sont ses raisons d’agir ainsi et surtout, comment le connaît-elle ? Synopsis mystérieux, pour une romance douce-amère… Je ne dirais pas grand-chose dessus, pour ne pas divulgâcher la découverte. J’ai beaucoup aimé, et pas du tout regretté mon achat. Je doute toujours prendre le roman, mais si le cœur vous en dit, foncez, c’est vraiment sympa.

Teruya au dessin, Aya Hazuki au scénario et Essia Mokdad à la traduction pour les éditions Delcourt-Tonkam.


Twin Star Exorcists, tome 25

J’ai eu ma période « exorcistes », et j’ai acheté plusieurs œuvres sur cette thématique, dont celle-ci et Blue Exorcist. Que ce soit l’une ou l’autre, j’ai hâte que ça se termine. Je déteste vraiment les séries trop longues…

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Rokuro Enmadô et Benio Adashino sont deux jeunes exorcistes qui tentent de lutter contre l’invasion des Impurs sur Terre, des créatures proches de mort-vivants, qui font du mal aux gens sans qu’on sache trop pourquoi. Après tout, ce sont des méchants, les héros sont gentils, en plus les vilains sont pas beaux. Bref, une histoire assez classique pour le genre, avec bonus romance, parce qu’en plus, les deux persos principaux sont les étoiles jumelles de la prophétie, censés donner naissance à celui (ou celle, sait-on jamais) qui sauvera le monde, patati, patata. Bon, je ne suis pas très honnête, en réalité, l’œuvre évolue bien, et s’éloigne de ce schéma éculé dont trop de gens auraient voulu. Les personnages grandissent, et les choses vont plus loin mais… Il a fallu bien trop de temps pour ça.

Yoshiaki Sukeno au dessin et au scénario, Yann Koffi à la traduction pour les éditions Kazé.

Le tome 25 (spoils possibles, mineurs)

C’est à ce moment-là que je me demande ce que j’ai retenu de ma lecture. Il y a des combats, de plein de personnages que je ne connais ou ne reconnais absolument pas, mais ils gagnent presque, ou en tout cas, ils ne s’en sortent presque pas trop mal. Beaucoup d’autres meurent, mais ce n’est pas le propos, je suppose. C’est classe, il paraît, de se sacrifier pour ses camarades. Par contre, les méchants semblent avoir des raisons de faire ce qu’ils font, en saura-t-on plus là-dessus un jour ? Pourquoi les Impurs sont considérés comme méchants, pourquoi faut-il les empêcher de sortir de Magano, et pourquoi y ont-ils été enfermés ? J’espère vraiment que ces questions trouveront réponse. Je suppose qu’à la fin, en fonction, je garderais ou revendrais la série.


Voilà tout pour aujourd’hui. Peu de sorties la semaine prochaine, donc peu de chances que je prenne le temps d’aller acheter des bouquins. Je commanderais probablement trois tomes de light novels, dont deux censés sortir ce mois-ci… D’ici là, portez-vous au mieux, prenez soin de vous. Parce qu’on est repartis pour cinq ans de grosse merde.



Auteur : Lethalya

Passionnée de LN et de mangas, de culture japonaise. Lectrice FR/EN, collectionneuse compulsive. Community Manager Twitter et Facebook de Li-Novel France.

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