Papillons de la semaine – 08 mai 2022

Bonjour, ou bonsoir selon l’heure à laquelle vous me lisez ! Je parviens enfin à voir le bout de mon travail, de ma semaine, heureusement pas de ma vie. Donc j’ai pu sortir, me rendre compte que le monde extérieur… n’a pas changé en mon absence, et acheter des bouquins. On va parler de plein de choses, cette semaine !


Sommaire


Blissful Land, tome 2

Très contente de retrouver les personnages de ce manga, et cet univers. J’attendais la suite, et je suis contente de pouvoir aujourd’hui vous parler de ce deuxième tome.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

L’histoire raconte la vie de Kang Zhipa, apprenti médecin, passionné de plantes, qui désire suivre la voie de son père, lui-même en charge des soins du village tibétain dans lequel ils vivent tous deux, ainsi que la mère du garçon et sa sœur. Sa vie va changer lorsqu’il rencontrera Moshi Lati… On a donc des personnages relativement jeunes, amenés à cohabiter pendant un certain temps, et à s’apprécier. Un scénario assez classique, mais le contexte amène une richesse certaine : le lieu où cela se déroule implique des us et coutumes différents, de même que l’époque (le XVIIIe siècle).

Ichimon Izumi au dessin et au scénario, Yohan Leclerc à la traduction, pour les éditions Nobi-Nobi.

Le tome 2 (spoils possibles, mineurs)

La suite des aventures de nos deux fiancés est très agréable à lire, c’est indéniable. Si j’avais été surprise par certains traits relativement inhabituels pour les mangas que je lis, j’avoue ne plus faire attention à cela ; je m’y fais bien, et j’arrive à percevoir un peu mieux la richesse de l’œuvre, la recherche dans les dessins. Que dire de plus ? Nos deux protagonistes se rapprochent, et c’est adorable. On découvre également un nouveau personnage, une amie d’enfance de Kang Zhipa, mais je suis ravie de voir que cela ne donne pas lieu à des poncifs avec une jalousie féminine exacerbée et j’en passe. Au contraire, on reste dans cette ambiance feel good, ce qui est très apaisant. Les différentes histoires m’ont toutes touchée, de façon très différente. J’ai hâte de découvrir la suite, en tout cas !


Dahliya, tome 4

Je n’ai guère eu l’occasion de parler de cette adaptation de light novel, que j’apprécie pourtant beaucoup. Son histoire, son personnage m’ont assez rapidement conquise, et je ne regrette rien.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit l’histoire d’une jeune fille prénommée Dahliya qui, comme son père avant elle, exerce la profession d’artisane magicienne, c’est à dire qu’elle créé des objets du quotidien fonctionnant à la magie. Si mon souvenir est bon, elle a potentiellement conservé des souvenirs de sa précédente vie, où elle était japonaise dans notre monde. Mais ce n’est pas vraiment l’important, ici, c’est très peu rappelé, sinon par la forme et l’utilité de ce qu’elle invente ou réinvente, comme le sèche-cheveux. Cependant, comme partout, il est bien difficile d’être une femme indépendante, surtout dans des sociétés patriarcales… Malgré tout, c’est dans l’adversité qu’elle va découvrir qu’elle ne veut pas se contenter de la vie que l’on destine bien trop souvent aux personnes de son genre. Hors de question de compter sur un homme, elle s’en sortira seule !

Hisaya Amagishi au scénario, Megumi Sumika au dessin et Melody Pages à la traduction, pour les éditions Komikku.

Le tome 4 (spoils possibles, mineurs)

Dahliya, grâce à l’aide de ses amis, réussit à monter sa société de création d’objets magiques. Grâce au soutien de Wolf, à l’expertise de Marcella et des autres, elle va rencontrer de nouveaux partenaires, qui vont lui permettre d’honorer ses premières commandes de masse. Bon. On ne va pas se mentir, j’ai trouvé ce tome-ci en dessous des autres. Beaucoup de discussions entrepreneuriales, du commerce, ce qui m’a ennuyée en terme de contenu, avant de passer à quelque chose de plus intéressant à mes yeux : le passé de Wolf. Mais ce n’est pas le principal reproche que j’aurais à faire. Quand on a plus de six fautes majeures dans un seul tome, j’estime que la correction n’a pas ou pas bien été faite, et cela me dérange en tant que lectrice. Ne parlons pas de l’encre qui bave, ce qui me fait douter de la qualité de l’impression. J’attends la suite, et espère une amélioration à ce niveau-là.


Frieren, tome 3

Aaah, la suite de Frieren ! J’avais hâte et n’ai pas été déçue. En plus de la surprise de la sortie du tome (le planning sur le site de l’éditeur n’était pas à jour), j’ai découvert qu’un shikishi était offert avec, que mon libraire m’a gentiment donné. Donc, je suis doublement contente de retrouver l’œuvre !

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

L’histoire se passe après que le monde a été sauvé par un groupe d’aventuriers, composé de deux humains, Himmel et Heiter, respectivement manieur d’épée et prêtre, ainsi qu’un nain manieur de hache, Eisen et une mage elfe, Frieren. Cette dernière semble, plus que tout autre, vivre autrement, portant un regard désintéressé sur le monde. En effet, elle est amenée à vivre longtemps, contrairement à ses deux compagnons humains. Ce qui semble être une majeure partie de leur vie n’est qu’un infime moment pour celle qui a une apparence de fillette et bien peu, trop peu d’expressions, d’émotions. Voilà ce que je craignais de reprocher à la fois à l’œuvre et au personnage, à Frieren, et ce qui m’a énormément surprise. Je n’aime pas rester insensible, je n’aime pas les personnages peu sensibles… Et j’ai justement été très agréablement surprise par ce que j’ai ressenti. Aucun regret, pour ma part, je vais continuer avec plaisir !

Kanehito Yamada au scénario, Tsukasa Abe au dessin, Géraldine Oudin à la traduction pour les éditions Ki-oon.

Le tome 3 (spoils possibles, mineurs)

Nos protagonistes étaient en bien mauvaise posture : Frieren avait son propre adversaire, Fern et Stark ont les leurs. Mais que faire, comment de simples humains et elfes pourront-ils s’en sortir face à des démons ? Flamme, la maîtresse de Frieren, avait peut-être une idée… Un tome toujours aussi bon, et je suis assez curieuse quant au personnage introduit brièvement ici, l’elfe Kraft : le reverra-t-on ? En tout cas, le voyage continue, voyons où il nous mènera !


Arte, tome 15

Cela fait longtemps que je suis ce manga (dont l’adaptation en anime est très correcte, en passant). J’aime beaucoup la période évoquée, la Renaissance, et l’Italie est un pays magnifique. Arte parle d’art, de féminisme, d’égalité et de plein de choses.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit l’histoire d’une jeune fille issue de la noblesse, Arte, qui vit à Florence, en Italie, à l’époque de la Renaissance. En tant que fille, son seul destin est de se marier, d’avoir des enfants… Mais pour elle, il n’en est pas question : elle veut devenir artiste peintre ! Qu’importent l’avis de sa mère ou des hommes qui estiment que la place d’une femme n’est pas dans un atelier de peinture, elle leur montrera à tous que notre genre et notre sexe n’ont pas à conditionner notre vie ! Sa pugnacité, sa combativité vont lui permettre de devenir l’apprentie d’un artiste bougon, un certain Léonard de Vinci…

Kei Ohkubo au dessin et au scénario, Melody Pages à la traduction pour les éditions Komikku.

Le tome 15 (spoils possibles, mineurs)

Arte est désormais, suite aux événements précédents, portraitiste à la cour de la princesse de Castille, la sœur de Charles Quint. Après avoir mis les choses au clair avec sa mère, lui avoir fait ses adieux, elle découvre qu’en plus de la misogynie à laquelle elle est habituée, elle va devoir faire face au racisme des espagnols, qui n’acceptent pas bien l’arrivée d’une jeune italienne dans leur petit monde. Je ne sais comment l’histoire évoluera, Arte est un personnage fictif, même si inspiré d’une femme peintre ayant réellement existé. Le trait de l’œuvre est toujours aussi puissant, aussi splendide, aussi impressionnant. Le propos, les idées défendues sont d’autant plus d’actualité de nos jours, à mesure que certains tentent de faire reculer les libertés et les droits fondamentaux de la gent féminine. Je ne peux que recommander et apprécier. Je dévore chaque tome, et jamais un seul passage ne m’a déçue.


La Sorcière aux Champignons, tome 2

Je pensais bien me souvenir du tome précédent. Manifestement, je me suis trompée. L’histoire, pour le moment, ne me plaît pas autant que L’Académie Alice, mais je recommande malgré tout, les couvertures sont brillantes ! Littéralement.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit l’histoire de Luna, une sorcière dite noire. Attention, la définition est importante, et je ne vous la spoilerai pas. Elle a pour particularité d’être associée aux champignons, et dans la ville proche de la forêt où elle vit, tous la fuient, ayant peur qu’elle les empoisonne. Elle pense bien vivre la solitude (toute relative) dans laquelle elle est enfermée depuis toujours. Mais est-ce réellement le cas ? En tout cas, c’est pour l’instant une histoire douce-amère, et assez jolie. Pas seulement parce que la mangaka a un trait superbe.

Tachibana Higuchi au dessin et au scénario, Pascale Simon à la traduction, pour les éditions Glénat.

Le tome 2 (spoils possibles, mineurs)

J’avoue ne plus me souvenir comment s’est terminée l’histoire avec le protagoniste masculin du précédent tome, et ça m’a un peu dérangée. Cela m’a donné l’impression que ce n’était qu’un arc de présentation, et que les choses sérieuses commencent dans le 2. On en apprend plus sur les sorcières, et on découvre un nouveau concept, celui de l’enfant maudit. Tout semble tourner autour de cela, et j’espère que l’on en apprendra un peu plus à ce sujet. J’avoue ne pas avoir été séduite par l’histoire avec le cochon, mais sinon, ça reste toujours un manga intéressant, donc à suivre.


L’Extraordinaire Apothicaire, tome 1

Et voici la seule nouveauté que j’ai prévu de commencer ce mois-ci. Adaptation du light novel The Saint’s Magic Power is Omnipotent, la version manga me tentait bien. J’espère qu’elle ira plus loin que l’anime, que j’ai bien aimé, mais qui m’a laissée sur ma faim.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Attention, isekai. Maintenant que les récalcitrants au genre sont partis loin, parlons de l’histoire de Sei, une jeune femme que l’on a invoquée contre son gré dans un monde de fantasy en péril… et qui se fait complètement snober par le prince qui a commandé ladite invocation. En effet, elle n’est pas la seule à être venue dans ce monde, elle était accompagnée d’une lycéenne, Aira. Kyle, le fameux prince, s’est précipité vers cette dernière, persuadé qu’elle est la Sainte, celle qui sauvera le royaume. Notre héroïne, qui n’apprécie guère qu’on lui dise qu’on ne la renverra pas chez elle, et qu’en plus on l’abandonne en la jetant comme une malpropre… tente de s’occuper. Elle découvre alors la science des plantes, et entame une carrière d’apothicaire-chercheuse.

Yuka Tachnibana au scénario, Fujiazuki au dessin et Corentine Sys à la traduction, pour les éditions Delcourt-Tonkam.

Le tome 1 (spoils probables, mineurs)

Bon, on ne reparlera pas de l’adaptation du titre, que je trouve très mauvaise. Si on excepte cela, la version manga me semble relativement correcte par rapport à ce que je connais de l’œuvre, à savoir son adaptation en anime. L’histoire va relativement vite, mais elle est toujours aussi sympathique. Sei est gentille, Hawke est beau gosse, Kyle brièvement insupportable et Aira larguée par ce qu’il se passe. Cela manque de développement mais je suppose qu’on fait avec ce qu’on a, et que le nombre de pages, voire de tomes que l’on accorde à chaque mangaka est limité. Cela ne m’empêche pas de beaucoup apprécier l’histoire, et d’attendre la suite !


Die & Retry, tomes 6 et 7

En plus de me permettre de partager mes coups de cœur, écrire des articles sur mes lectures me permet aussi d’être moins coulante vis-à-vis des œuvres que j’estime être en-dessous de mes attentes. Cela fait des années que la publication de ce manga a été mise en pause, pour des raisons que j’ignore. Et bon sang que la reprise est dure.

Présentation de l’œuvre, sans spoil majeur

Kaïl et ses compagnons ont affronté les démons, et malgré leurs efforts, ils ont perdu. Mais leur défaite n’a pas été totale puisque, grâce à une pierre magique, le héros remonte le temps, avant que tout commence et que tout ne soit perdu. Possédant tous ses souvenirs, il va donc faire son possible pour éviter que les choses ne tournent de la même façon. Y parviendra-t-il ? Telle est la question. On ne va pas se mentir, c’est un manga de fantasy relativement classique. Un héros, ses amis, ses copines, des méchants, et la petite touche d’originalité avec le voyage dans le temps. Sympa à l’origine, mais… Ça manque de quelque chose, à mes yeux.

Masayuki Abe au scénario, Jun Miura au dessin, Vincent Zouzoulkovsky (tome 6) et Studio Babel Gomme (tome 7) à la traduction ainsi qu’à l’adaptation.

Les tomes 6 et 7 (spoils probables, mineurs)

BON. Faut qu’on parle. Il y a des choses que je tolère (je râle dessus, mais bon, je continue les séries), et celles que je pardonne plus difficilement. J’ai mes raisons, mais je trouve inadmissible que des personnages CHANGENT DE NOM D’UN TOME À L’AUTRE ! Surtout quand il s’agit de personnages apparaissant dans le tome 6, que le tome 7 sort en même temps et qu’on se rend compte… Que l’équipe a changé entre les deux. J’en parlais dans mon article (épinglé) dédié à l’adaptation : quand on travaille sur une œuvre en plusieurs tomes, on fait un lexique, une bible, un document où on marque comment on appelle chaque personnage, chaque lieu. Sinon, ça dérange le lecteur, ce qui est mon cas. Bref, le coup de gue*le passé, on a des dragons, des héros, des démones aux gros seins… Dommage, mais next. C’était presque redevenu intéressant à la fin, mais ça ne suffira pas à me faire continuer.


Elfes, tome 31

Je me souviens encore de mon passage à la librairie, à l’époque. J’avais reconnu un artiste que j’apprécie, Istin, et j’avais adoré le dessin du premier tome de la bande dessinée Elfes. J’étais alors persuadée que ça ne durerait pas tant que ça. Arrivée au tome 31, je dois bien reconnaître que je me suis plantée en beauté. J’ai même pris les livres de jeu de rôle, mais me suis contentée de la série principale.

Présentation de l’œuvre (spoils probables)

Sur les Terres d’Aran vivent de nombreux peuples : Elfes, Nains, Orcs, Humains, Gobelins… Mais cela ne signifie pas pour autant que l’entente entre eux est parfaite, bien au contraire, les dissensions sont nombreuses, d’autant plus quand chaque peuple est divisé en plusieurs sous catégories, notamment en fonction de leur couleur de peau… C’est le cas des Elfes, et on suivra, d’un tome à l’autre, de nouveaux personnages, venant de diverses contrées, qui prendront vie grâce à différents artistes. J’aime à peu près toutes les peuplades elfiques ; les bleus, les sylvains, les blancs, les rouges, les noirs, les sang-mêlés… C’est d’ailleurs ce qui me fait continuer. Les enjeux diffèrent, mais les histoires vont dans le même sens, ont le même but, du moins dans le premier arc : vaincre le péril représenté par les goules.

Je suis plus réservée sur la suite. Il s’agit de présenter l’après, le devenir des peuples elfes face à la montée d’une forme de racisme, de haine, due aux conséquence de la guerre précédente. Ce tome-ci, le 31, revenait sur l’un des rares personnages récurrents : l’Elfe bleue Lanawyn. Il raconte l’exode, après la guerre, après la destruction de leur cité, et les réactions des Humains, les nouveaux périls… J’ai envie que ça se termine, en réalité. Et ce qui m’a achevée, c’est la mention tout en bas de la dernière page : « La suite dans Guerres d’Aran, tome 1… » Comment ?! Une nouvelle série, que je vais devoir suivre sinon je n’aurais jamais la suite de l’histoire ?! Raaah, je déteste ce modèle économique. Je ne sais pas si je continuerai, si je prendrai Guerres d’Aran, honnêtement.

Istin, Duarte et Nanjane au scénario, dessin et à la couleur, pour les éditions Soleil.


Ainsi se conclut cet article sur mes lectures de la semaine passée. On se retrouve la semaine prochaine pour de nouvelles lectures, en attendant, portez-vous au mieux, prenez soin de vous et des vôtres ! À bientôt !

Auteur : Lethalya

Passionnée de LN et de mangas, de culture japonaise. Lectrice FR/EN, collectionneuse compulsive. Community Manager Twitter et Facebook de Li-Novel France.

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