Papillons de la semaine – 09 juin 2022


Bonjour ou bonsoir, selon l’heure à laquelle vous me lisez. Aujourd’hui, on va parler de mes lectures de la semaine. J’ai essayé de rattraper le petit retard que j’avais pris pour cause de travail intensif… Bref. Je pensais avoir les nouveautés de la semaine, et finalement, ce n’était pas sorti. Donc, tant pis pour Faraway Paladin et Old Knight Bard Loen (pas sûre de le garder, ça fera peut-être un cadeau d’anniversaire pour une amie). Sur ce, sommaire.

Sommaire :


Love x Dilemma, tome 19

J’ai commencé ce manga il y a des années, sur recommandation d’un ami, dont je partage pas mal de goûts notamment en matière de romance. Je savais à quoi m’attendre et jusque là, l’œuvre ne m’a pas déçue. Son adaptation animée était très chouette (son opening a une force incroyable) et l’histoire touche très juste très souvent. Ce tome ne fait pas exception, la seule chose qui m’embête, c’est devoir encore attendre longtemps la suite (il me semble que l’éditeur a annoncé que le 20 n’était pas prévu avant 2023…). Cependant, on va poser un avertissement immédiatement, et il SPOILE le contenu de ce tome, donc, prenez garde : TW [Harcèlement sexuel, violence, sexisme].

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit le quotidien de Natsuo, jeune lycéen qui rêve de devenir écrivain. Un soir, invité par des amis à une rencontre avec des filles, il couche avec l’une d’entre elle, Rui. Cette dernière, qui ne nourrit aucun sentiment pour lui, veut acquérir une certaine maturité qui, selon elle, est censée venir après ce passage à l’acte. Natsuo, complexé d’être puceau, accepte. Aucun des deux ne savaient qu’ils deviendraient frère et sœur d’adoption, leurs parents ayant décidé de se remarier entre eux. Mais ce n’est pas le seul problème du garçon : Hina, sa jeune professeure d’anglais dont il est secrètement amoureux, est la sœur de Rui, et donc désormais, sa sœur à lui. Je vois venir les critiques : des tropes classiques, de l’inceste, et de la romance prof/élève, du triangle amoureux, etc. Je ne peux nier cet aspect là des choses et je ne sais si ce que je vais ajouter va jouer en la faveur de l’œuvre : on est bien loin des clichés des mangas romance, qui utilisent ça à tout-va. Il y a un réalisme, une intensité et une recherche dans la psychologie des personnages propre à la mangaka, qui en fait quelque chose de très différent, de prenant, émotionnellement parlant. Et c’est ça qui me plaît.

Kei Sasuga au dessin et au scénario, Fabien Nabhan à la traduction, pour les éditions Delcourt Tonkam.

Le tome 19 (spoils)

Natsuo, Rui et Hina ont bien avancé, depuis les débuts de l’œuvre. Les deux premiers sont ensemble, vont à la plage avec des amis… Bref, une vie plaisante, même si pas dénuée de tracas, notamment concernant Rui qui reprend le travail et découvre un nouveau collègue agaçant. Je remets mon avertissement : SPOIL, TW [harcèlement sexuel, violence, sexisme]. La partie concernant Hina est d’une rare violence. Cette dernière, qui avait accepté une rencontre arrangée proposée par sa mère, finit par essayer de mettre fin à sa relation avec Tanabe. Elle va découvrir, peu à peu, à quel point les hommes sont d’immondes porcs, et de gros tarés. En effet, frustré qu’elle l’ait repoussé, l’homme en question commence à la harceler. Le délire de ce fou furieux ne fait qu’empirer… Et la fin du tome est atroce. Je suis consciente que ç’aurait pu être pire. Mais le crescendo avec lequel vont les choses est assez intense pour que je ressente le besoin d’en parler. Je n’en dirai pas plus, mais soyez sûrs d’être en bonne condition mentale et émotionnelle pour lire ce tome, vraiment. Et dans le cas où vous reconnaîtriez certains comportements ou propos, ne vous laissez pas convaincre que ceux capables de telles choses peuvent avoir leurs raisons, c’est inadmissible de subir cela. Ne restez pas isolé(e)s, parlez-en, portez plainte si vous êtes victimes et soutenez vos proches s’iels le sont.


Colocataires à leur manière, tome 1

Un peu de mignon et de bons sentiments ne fera pas de mal, vu le monde dans lequel on vit. J’ai entendu parler de ce manga lors de l’annonce de son adaptation animée, et il faut avouer que cela a fait mouche. Cette dernière est disponible légalement, intégralement et gratuitement, n’hésitez pas à y jeter un œil.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit le quotidien d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, Subaru, qui est écrivain. Depuis un tragique accident, il vit seul, reclus, dans la maison familiale, ce qui lui convient plutôt, tant il est peu sociable. Lorsqu’une nouvelle personne lui annonce être en charge de ses publications au sein de la maison d’édition avec laquelle il travaille, il décide de commencer une nouvelle œuvre, inspirée par son nouveau colocataire impromptu : un chaton qu’il a recueilli au cimetière. Commence alors une vie nouvelle pour lui, pleine de rebondissements, d’imprévus, et de ronrons !

Minatsuki au scénario, As Futatsuya au dessin et Claire Olivier du B.L.AC.K. Studio pour les éditions nobi-nobi.

Le tome 1 (spoils mineurs)

La cohabitation et la rencontre entre Subaru et son chat commence fort ! Si le chat découvre le fonctionnement étrange de son humain, à la fois calme mais aussi incapable de prendre soin de lui qu’un chaton qui vient de naître, l’humain découvre les comportements étranges d’un félin qui agit pour des raisons qui lui sont propres. Cet aspect en deux parties de chaque historiette me plaît beaucoup : d’une part le point de vue de l’humain, de l’autre, ensuite ou avant, celui du chat. Même s’il s’agit d’un manga de chats, il n’a rien d’inconsistant, il n’est pas prévu pour être uniquement basé sur de l’humour et du mignon. On a aussi une thématique, qui revient, et qui lie nos deux protagonistes : le deuil. Lors du premier épisode de l’anime, j’étais en larmes. Je les ai retenues lors du premier tome, uniquement parce que je savais à quoi m’attendre. J’attends la suite avec beaucoup d’impatience !


À tes côtés, tome 9

Un tome sympathique, mignon, et bon sang je veux la suite !

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

On suit l’histoire de la jeune Hotaru, une lycéenne, qui fait un jour la connaissance de Hananoï, un garçon de son école. Les circonstances de leur rencontre sont particulières, et tous ses amis la préviennent : il n’est pas quelqu’un de fréquentable, et mieux vaudrait qu’elle s’éloigne de lui avant qu’il ne tente de trop se rapprocher. Mais Hotaru est quelqu’un d’extrêmement gentil, et elle n’accorde que peu de foi aux rumeurs, elle décide donc d’accepter l’amitié de ce garçon, qui ne semble vraiment pas méchant. Où cela les mènera-t-il, ils verront bien. Et vous aussi, si vous lisez l’œuvre. Comme je le disais en préambule, les personnages sont bien construits : Hotaru n’est pas une fille naïve et bête, elle se cherche, et se trouve peu à peu, au fil de ses relations avec les autres. Quant à Hananoï, lui aussi évolue, et n’est pas que ce qu’il semble être au début. Et en vérité, présenter un personnage qui a ce genre de conception de l’amour, attention SPOIL, qui passe par une forme d’obsession, ça m’intéressait vraiment de voir comment cela allait être développé.

Megumi Morino au dessin et à l’écrit, Miyako Slocombe à la traduction pour les éditions Akata.

Le tome 9 (spoils mineurs)

Hananoï et Hotaru poursuivent leur évolution, ensemble désormais (bon, depuis quelques tomes). Le début est plus consacré à l’une des amies de la jeune fille, qui vit un amour à sens unique depuis fort longtemps. Puis, la fin du tome arrive et, alors qu’Hananoï allait faire une importante révélation à Hotaru… Un nouveau personnage apparaît. Je veux la suite.


Horimiya, tome 4

Argh, j’ai eu un tome avec des défauts d’impression, notamment des taches d’encre sur certaines pages ! Une petite faute aussi, un peu dommage, mais rien de grave. J’aime toujours autant ce manga (et j’ai eu mon badge métallique qui va prendre la poussière avec les autres).

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

L’histoire est celle de deux lycéens que tout oppose : Hori est une jeune fille populaire, Miyamura un garçon lugubre, sans amis. En réalité, ils ont tous deux un secret, et chacun va découvrir celui de l’autre par hasard, ce qui amènera les deux à se rapprocher. C’est un slice of life, et vous me direz, des romcoms du genre, on en a à la pelle. Nope. Horimiya est unique. Il traite de sujets assez sensibles, de sujets importants à cet âge (et à d’autres, en réalité) avec beaucoup de délicatesse. C’est plus que l’histoire de ces deux personnages, c’est aussi celle de leurs amis, de leurs ennemis et j’en passe. C’est une tranche de vie, à la fois réaliste et douce. Je ne recommanderai jamais assez cette œuvre, notamment grâce à la traduction et au travail d’adaptation qui a été fait dessus. C’est un vrai plaisir, et je sais de quoi je parle.

Hero et Daisuke Hagiwara à l’écriture ainsi qu’au dessin, Gaëlle Ruel à la traduction pour les éditions nobi nobi.

Le tome 4 (spoils)

Aaaah, le tome d’après la confession de Miyamura ! Les hésitations d’Hori, l’apparition de Chika, et les débuts des tracas de Sakura… Bon, y’a aussi le retour de Kyôsuke, mais bon. Le suivant, de mémoire, est encore meilleur (mais peut-être était-ce parce que j’ai galéré pour l’avoir en anglais…). Les personnages sont tellement humains, touchants, et l’histoire est si prenante ! J’aime vraiment cet aspect de l’œuvre qui, s’il consacre beaucoup de temps au début aux deux protagonistes principaux, n’en oublie pas les autres, qui ont chacun leur moment, leur importance.


Re:ZERO – Chronicles, tome 2

Au risque d’en surprendre certains, je connais plutôt bien Re:ZERO, l’œuvre d’origine, le light novel, qui a donné un anime, des mangas et ce spin-off, consacré à un personnage très chouette : Wilhelm Trias. Si je ne suis pas l’adaptation en manga de l’œuvre de base, je suis quand même ce spin-off, aussi joli qu’intéressant.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Wilhelm, que l’on connaît par son surnom de « Lame Démoniaque », un homme d’un certain âge dans l’œuvre d’origine, a eu une jeunesse tourmentée. Si le passage dans le roman qui évoque cette époque est très intéressant, plaisant et prenant, le manga fait un excellent travail. De plus, il va bien plus loin. On part donc d’un jeune homme venant d’une famille noble, qui a décidé de prendre les armes, pour protéger le royaume de Lugnica contre la rébellion des homme-bêtes. Avide de combat, il s’engage dans l’armée, et ses faits d’armes le font connaître de tous. Cependant, un événement va progressivement changer sa vie : sa rencontre avec « la fille aux fleurs », ou Theresia.

Tappei Nagatsuki au scénario, Tsubata Nozaki au dessin, Yoan Giraud à la traduction pour les éditions Ototo.

Le tome 2 (spoils)

Wilhelm se bat sur le front, avec toute la rage et le talent qui le caractérisent mais lui et son unité tombent dans un piège, malgré l’intervention de la marquise Roswaal de l’époque. Certains meurent, d’autres survivent. Après avoir perdu contre Libre, l’homme-lézard, Wilhelm commence à s’interroger. Et sa relation avec Theresia change. Hâte de lire la suite !


Our Green Birdcage, tome 2

Bon, on va passer à une œuvre qui me convainc bien moins. J’étais hésitante et dubitative concernant le premier tome ; je dois reconnaître que rien ne s’arrange.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Midori est une lycéenne qui n’a eu d’autre choix qu’acquérir le sens des responsabilités très rapidement : elle s’occupe de son petit frère au quotidien, elle aide au lycée, et renonce à presque tout pour faire ce qu’on lui demande, ce qu’on attend d’elle. Un jour où elle a décidé de se mettre à l’écart, dans un lieu reculé de son établissement (dont l’accès est d’ailleurs interdit), elle rencontre un homme, Kaoru Sakiya, plus âgé qu’elle, avec qui elle va sympathiser malgré ses appréhensions premières. Une histoire qui semble banale, mais qui aborde certaines thématiques qui m’ont intéressée, parce que j’aime ce qui développe la psychologie des personnages pour leur donner un peu de profondeur. Le dessin est joli, typique de cette « catégorie » qu’on appelle le « shôjo », du moins les plus récents.

Chia Teshima au dessin ainsi qu’au scénario, le Studio Charon à la traduction pour les éditions Soleil manga.

Le tome 2 (spoils)

Je ne vais pas vous cacher ma déception. De nombreuses raisons, tout à fait valables, peuvent amener un(e) mangaka à conclure les choses plus vites. C’est certainement ce qu’il s’est passé ici. Mais… tout ça pour ça ? À la fin du tome précédent, on apprenait que Sakiya est veuf, et Midori, déstabilisée, décidait de ne pas abandonner ses sentiments malgré leur écart d’âge. Sakiya hésite un chapitre, maximum, avant d’embrasser la lycéenne. Je n’ai rien contre les romances avec différence d’âge, je peux les apprécier. Mais ce qui me fait aimer ces œuvres, c’est le respect qu’ont la plupart pour la loi, en fait. Midori est graphiquement présentée comme une enfant ou presque, à qui on a confié trop de responsabilités. Puis, son père se révèle ne pas être le parent abandonnique que l’on croyait, en fait il se dévouait beaucoup au travail pour ses enfants. Il y a vraiment encore des gens qui trouvent que c’est une bonne raison ? Manifestement non, parce qu’il va se remarier et comme les choses sont bien faites, c’est avec la dame à qui Midori s’est déjà confiée sur son histoire, qui ne voit aucun inconvénient à laisser une mineure en compagnie d’un type qu’elle connaît à peine, bien plus âgé qu’elle et… Bon. Exit aussi la thématique du deuil, on en reparle un peu pour faire bien, mais c’est tout. J’ai l’impression que tout ce qui a été mis en place dans le premier tome servait à appâter le lecteur, pour lui faire manger la suite, moins acceptable. Pas fan, pas sûre de continuer.


Le Conte des Parias, tome 7

Plus qu’un tome, apparemment, avant la fin, et ça se sent. Je reste sur mes impressions, concernant cette série : « pourquoi pas, mais heureusement que ce n’est pas long ».

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Marbas est un diable, et Wysteria, une jeune humaine orpheline, dans une situation peu enviable. Ces deux êtres, même s’ils vivent à la même époque, dans la même ville, n’auraient jamais dû pouvoir se rencontrer, et pourtant. Leurs caractères sont différents, mais pas incompatibles. Comme dit précédemment, je suis assez peu convaincue, mais pas au point d’abandonner la série. J’ai bien aimé l’arc (si on peut appeler ça ainsi) précédent, celui-ci me laisse froide. Donc, mon avis reste en demi-teinte, mais cela n’enlève rien à la qualité du livre. Je ne suis, peut-être, tout simplement plus le public ciblé.

Makoto Hoshino au dessin et au scénario, Virgile Macré à la traduction, pour les éditions Doki-Doki.

Le tome 7 (spoils)

Des combats, des personnages qui ont l’air sympas mais qui ne seront pas développés pour d’évidentes raisons… Et la suite de l’affrontement entre l’ordre, Marbas et les autres contre Sytry, Luther et Dantalion. Ce dernier se transforme, fiche le bazar, puis se retire, avant de se lancer à l’assaut du QG de l’ordre. Luther retrouve un peu la mémoire, mais cela ne change rien à son envie de se battre, rien ne le rend plus sympathique. La seule chose qui m’intrigue, c’est le duo Snow/Sytry. À voir dans le dernier tome.


Jeune Dragon – Recherche appartement ou donjon, tome 7

Un peu d’humour, pour finir. Je n’ai vu que le premier épisode de l’adaptation de ce manga… Et ne verrai certainement jamais la suite. Le manga est amusant un tome ou deux, fait sourire sur la suite, et j’espère que ça se finira vite. Le fun, l’humour ne prend que rarement sur moi, et jamais bien longtemps.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

Letty est un jeune dragon rouge, et, il faut l’avouer, il n’est pas à la hauteur de ce qu’on attendrait de lui. Ses parents, après une bêtise de trop, le chassent hors de leurs terres. Il essaye donc de lui-même de se trouver une place dans ce monde hostile, plein de préjugés, mais rien ne va, jamais. Accompagné de l’elfe Dearia, un roi démon, il teste toujours plus de maisons, d’appartements, de donjons à la recherche d’une façon de vivre qui ne nuira à personne et où personne ne voudra lui nuire. Ainsi, d’autres compagnons vont se joindre à lui : un poussin, une princesse qui n’a rien de ce qu’on attendrait d’elle, tous attirés par sa gentillesse et le fait qu’il ne juge personne.

Kawo Tanuki au scénario, Choco Aya au dessin et Sophie Piauger à la traduction pour les éditions Soleil.

Le tome 7 (spoils mineurs)

Alors que la recherche de Letty se poursuit, sa réputation le rattrape : un certain Émile, fils de Varney, le provoque avant de comprendre, très vite, à qui il a à faire. On parle aussi des errances du serpent monde, et d’une troupe de cirque. Moralité : ne jugez pas les gens à leur apparence, leurs désirs de vie sont parfois très éloignés de ce que vous pensez.


Sur ce, on va conclure ici cet article. Je vous dis à bientôt, prenez soin de vous et des vôtres, allez voter pour les législatives (c’est important si vous voulez éviter que le gouvernement fasse ce qu’il veut, et potentiellement ne fasse profiter que les plus aisés).

Auteur : Lethalya

Passionnée de LN et de mangas, de culture japonaise. Lectrice FR/EN, collectionneuse compulsive. Community Manager Twitter et Facebook de Li-Novel France.

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