Papillons de la semaine – 21 mai 2022

Bonjour, ou bonsoir selon l’heure à laquelle vous me lisez ! J’espère que vous supportez au mieux la chaleur, que vous vous hydratez correctement, etc… Moi, je tente de survivre avec 30° en intérieur la majorité de la journée, d’où l’absence d’article ces temps-ci – comme vous le voyez, ce n’est pas par manque de matière, juste qu’il fait chaud près du PC. À ce propos, je disais naguère que je n’aurais théoriquement pas d’achats imprévus… Je dois avouer m’être trompée : j’ai découvert la parution du nouveau tome de Yoko Tsuno le jour de sa sortie, ou presque. Mais on va en parler ; attention, sommaire !


Sommaire


Oshi no Ko, tome 3

On continue sur cette très bonne série, dont j’attendais la suite avec impatience ; spoiler, c’est encore le cas après lecture dudit tome, je veux le tome 4 !

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Ce n’est pas, comme je le craignais à l’origine, un simple manga ayant pour thématique les idols japonaises. Quand je suis retournée voir mon libraire, cette semaine, il avait lu la fin du premier tome et m’a demandé, quand je lui ai dit que je prenais finalement les tomes, de lui donner mon avis. Ce que je ferais, évidemment. L’extrait montre peu de l’œuvre, pas assez. L’histoire est celle de la jeune Aï Hoshino et de ses enfants, Aqua et Ruby. La mère est jeune, lorsqu’elle les met au monde, et elle décide de cacher leur existence : pour cause, c’est une idol, une de ces jeunes filles qui travaillent dans le monde du spectacle, et véhiculent une image de pureté, de chasteté, prétendant aimer tous leurs fans, indistinctement. Malgré les difficultés du milieu, elle tente de tout donner, pour apporter ce qu’elle peut aux autres : de l’amour, sur scène ou chez elle. Mais c’est loin d’être évident et ce qu’elle ne sait pas, c’est que ses enfants sont particuliers, très particuliers. En secret, ils vont essayer de la soutenir, et, plus tard, de marcher sur ses traces. À leur façon, chacun d’entre eux. Et je préfère prévenir : si la couverture est rose, l’histoire ne l’est pas. Je ne recommande pas de la mettre entre toutes les mains, en ne se fiant qu’aux préjugés que l’on peut avoir au sujet de la thématique, ou de la couleur dominante. Si mon libraire parlait d’un aspect polar, ce n’est pas pour rien.

Aka Akasaka et Mengo Yokoyari au dessin ainsi qu’à l’écriture, Nesrine Mezouane à la traduction pour les éditions Kurokawa.

Le tome 3 (spoils possibles)

Êtes-vous familiers du concept de téléréalité ? J’en ai vécu les débuts, ayant une famille qui regardait la télé aux heures auxquelles ont été diffusées les premières (je n’en citerai pas). Le tome est centré sur ce concept ; Aqua fait ses débuts en tant que jeune prodige, et découvre l’envers du décor, pour le meilleur, comme pour le pire, et quelque chose va énormément le surprendre. Quant à Ruby, elle essaye toujours, désespérément, de devenir une idol, comme Aï, et fait ses débuts en tant que youtubeuse. J’ai vraiment apprécié cet aspect « envers du décor », d’un côté comme de l’autre. Ce qui me perturbe le plus (et positivement, s’il vous plaît), c’est que je suis incapable de prévoir comment les choses vont tourner à long terme. Il est rare de réussir à me surprendre à ce point et, rien que pour ça, j’aime énormément ce manga. Les personnages sont charismatiques, pas seulement des archétypes, ils ont quelque chose de vivant. Les thématiques abordées ne sont pas toujours évidentes, et c’est normal, lorsque l’on évoque l’humain et sa psychologie, ainsi que des phénomènes sociétaux. Le tout est de voir ce que l’on en fait ; pour l’instant, c’est très convaincant !


Hero Skill, tome 7

Le comique de répétition peut-il lasser, à la longue ? Je pense que cette série essaye de démontrer que non. Déjà 7 tomes de la même tambouille, et j’en redemande !

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

On suit les aventures de Mukoda, un homme d’une trentaine d’années, je dirais, autrefois salarié en entreprise, qui se retrouve avec d’autres personnes dans un monde d’héroïc-fantasy. Isekai, vous avez dit « isekai » ? Oui, c’en est un, et ç’a été la raison pour laquelle j’ai d’abord évité de m’y intéresser. Les effets de mode et moi… Bref. Je ne déteste pas le concept, j’en ai juste assez de lire incessamment la même chose. Hero Skill ne parle pas d’un héros aux compétences badass, mais d’un type banal au pouvoir… débile. Tellement, qu’il est jugé inutile par ses invocateurs. Du genre « oups, t’es qui toi, tu fais quoi ? Rien, alors dégage ». Mukoda ne se fait pas prier, et se fait oublier, allant même jusqu’à quitter le pays. Il ne cherche pas à être un aventurier, ses compétences ne le lui permettent pas. Par contre, il cuisine bien et les ingrédients qu’il utilise sont… particuliers, et en rapport avec sa seule compétence : les achats en ligne.

Ren Eguchi à l’écriture, Akagashi K au dessin et Antonin Francesch à la traduction, pour les éditions Delcourt-Tonkam.

Le tome 7 (spoils possibles)

Mukoda et sa fine équipe sont arrivés à la ville de Claire, et enquêtent sur les étranges événements qui sont survenus dans la forêt. Mais une terrible créature les épie et… C’est ainsi qu’il va gagner un nouveau compagnon, entre l’adorable et l’irritant. En vrai, je l’aime bien, mais moins que Fel et Sui. Ce qui est bien, c’est que les compagnons du héros ont tous leur personnalité, ce qui renouvelle bien les gags. Je n’ai pas grand-chose de plus à dire, je passe un bon moment de lecture, j’ai faim ensuite… Bref, c’est chouette !


SCC Clear Card, tome 11

Si on m’avait dit, vers la fin de SCC la première série, que je m’éclaterai à ce point à lire une éventuelle suite… Eh bien, je pense que j’aurais cru sans mal cette personne. J’ai découvert l’œuvre par son animé, à l’époque de sa première diffusion en France. Oui, j’ai encore le générique de Froggy Mix en tête. Oui, j’avais les CD. BREF, je suis vieille.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Comme dit une ou deux lignes plus haut, Clear Card est la suite de Sakura Card Captor. Pour rappel, on suit les aventures d’une jeune fille en apparence ordinaire qui, un soir, ouvre un étrange livre dans la bibliothèque de son père. S’en échappent des cartes de tarot, des cartes magiques et une peluche qui dit être la gardienne du livre d’un magicien nommé Clow Read. Il la charge de récupérer lesdites cartes, sans quoi le Japon sera en péril, vu la puissance magique qu’elles contiennent. Après de multiples péripéties, la jeune fille croyait pouvoir vivre des jours heureux. Elle fait son entrée au lycée et… rencontre une jeune fille qui lui ressemble sur bien des points : Akiho, qu’une version alternative de l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles passionne : Alice au pays de l’horloge. Parallèlement, les cartes font de nouveaux des leurs, et Sakura voit son sceptre magique se transformer.

CLAMP au dessin et au scénario, Fédoua Lamodière à la traduction pour les éditions Pika.

Le tome 11 (spoils plus que probables)

Si nous, lecteurs, comprenons et savons bien plus de choses que Sakura sur les événements qui se produisent, la jeune fille commence à en comprendre pas mal. Les plans et motivations de Kaito sont encore assez obscurs, et on verra bien où cela mène, mais je doute qu’il s’agisse d’un méchant maléfique. La raison est simple : il n’y en a jamais dans les œuvres de CLAMP que j’ai lues, jusque là. Chaque antagoniste est toujours quelqu’un qui agit pour des raisons égoïstes à première vue, mais en réalité motivé par quelque chose qu’on parvient de moins en moins à lui reprocher. C’est une des choses qui me font apprécier SCC, et les œuvres qui y sont liées (multivers bonjour) : la complexité des personnages, leur absence de manichéisme, sans oublier la beauté du trait. Bref, on en découvre ici un peu plus sur Momo, et sur Kaito, sur fond de rendez-vous entre Sakura et Shaolan. Vivement la suite !


Le Bleu du Magicien, tome 5

Je parlais naguère de la série The Ancient Magus Bride, et de son autre spin-off, Jack l’Éclair, voici donc celui que je préfère, à savoir Le Bleu du Magicien.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Ao est un jeune homme qui, par un concours de circonstances, se retrouve marié à Gisèle, étrange femme dragon vivant à Paris, dont elle est censée être une sorte de reine. Mais lui-même n’est pas en reste, question surprises : en effet, il est peintre, mais, à l’inverse de ce que son nom indique, il a l’interdiction d’utiliser la couleur bleue… Chaque fois qu’il le fait, des choses se passent et elles se terminent rarement bien. Un couple inhabituel va voir le jour lors de leur rencontre, les menant à se découvrir l’un l’autre, mais aussi les mystères sous-jacents derrière les créatures fantastiques qui peuplent notre monde. Des personnages touchants, une relation à la fois similaire à celle entre Élias et Chisé, et à la fois très différente. Gisèle est mature, sûre d’elle, tandis qu’Ao manque cruellement de confiance en lui ; derrière ces premières impressions, derrière ces apparences, on découvrira que les choses ne sont pas aussi simples. Quant à l’histoire, il est vrai que le concept de reine de Paris, la magie, les différentes factions qui se trouvent sur place et se disputent le pouvoir, tout cela peut paraître un peu brouillon au début, mais gagne en clarté sans manquer de complexité. Bref, j’aime beaucoup.

Makoto Sanda au scénario et Isuo Tsukumo au dessin sous la supervision de Koré Yamazaki, Aline Kukor à la traduction pour les éditions komikku.

Le tome 5 (spoils possibles)

Gisèle et Ao, après leur entrevue avec Myrtha qui a été riche en découvertes, rentrent sur Paris : d’après un tableau du garçon, la ville est menacée par les flammes. En parallèle, les diverses organisations s’agitent, tendent leurs filets. On en découvre beaucoup à propos des motivations des antagonistes, notamment à propos d’Albert, l’ex de Gisèle, qui désire plus que jamais remettre la main sur elle. Dans l’idéal, il faudrait que je relise tous les tomes à chaque nouveau qui sort ; la série est suffisamment dense pour que je ne me souvienne pas de tout et, puisque l’on suit certainement la parution japonaise de près, le rythme de sortie n’aide pas. Cela n’empêche pas que c’est superbe, que l’histoire est très chouette, que les personnages sont intéressants.


Ancient Magus Bride, tome 16

Et enfin, nous voilà sur la série principale, The Ancient Magus Bride. Même après une quinzaine de tomes, je n’ai pas hâte que cela se termine, malgré mes rayonnages de bibliothèques qui crient grâce (si je n’achetais pas autant de livres, aussi…) ! Je ne sais plus pourquoi, ni comment je l’ai découverte, mais je l’ai très vite adorée. J’ai trouvé l’anime moins intéressant que ce qu’on m’avait assuré, mais sinon… Je recommande vivement.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Chisé est une jeune fille très solitaire, qui n’a jamais trouvé sa place en tant qu’adolescente japonaise de notre monde. Un jour, elle se retrouve vendue, et achetée par un être étrange, Élias Ainsworth, qui l’emmène avec lui en Angleterre. Elle découvre alors qu’il n’est pas humain, mais une très ancienne créature magique. Ce dernier lui apprend également qu’elle est une Slay Vega, qu’elle possède tant de pouvoir en elle qu’elle attire la convoitise d’êtres plus ou moins bien intentionnés mais aussi que sa durée de vie est limitée, car son corps n’a pas ce qu’il faut pour résister à une telle quantité de magie. Il lui propose alors un échange : il lui apprend et l’aide à gérer son pouvoir, si elle l’aide à comprendre l’humanité et les sentiments, les émotions. N’ayant guère le choix, Chisé accepte… Loin de ce qu’on pourrait craindre à cause de certains éléments du synopsis d’origine, la relation entre les deux protagonistes n’a rien de cringe, bien au contraire. Les deux se retrouvent, tantôt maître, tantôt élève, et font preuve de difficultés à se comprendre, à s’adapter au monde. Ils évoluent et, à mesure qu’ils s’ouvrent l’un à l’autre, ils gagnent en confiance en eux. J’aurais du mal à classer ce manga en tant que romance, tant les éléments qui la composent sont subtiles. Une relation prend du temps à se mettre en place, surtout entre deux êtres qui ne se connaissent pas, que tout semble opposer.

Le tome 16 (spoils probables)

L’arc du lycée arrive vers sa conclusion, je pense. On a compris, en tant que lecteur, que Philomela est probablement responsable de l’incident. On l’a vue (et cela continue dans ce tome), tomber, de plus en plus, s’enfoncer à cause des exigences de sa famille, de ce rôle, de cette pression qu’on lui impose et qui l’ont conduite à agir ainsi qu’elle l’a fait. Parallèlement, Chisé continue à découvrir ce qu’il en est, à nouer des liens avec les autres élèves. Élias, quant à lui, s’intéresse à Alcyone, et à ses liens avec Philomela… Je parlais précédemment des personnages qui évoluent, et on le voit bien, à ce stade de l’histoire : la Chisé solitaire, qui refusait de s’ouvrir, va naturellement vers les autres. Quant à Élias, il n’est plus une créature effrayante, incompréhensible, mais un être maladroit, qui découvre la subtilité des émotions. Lui aussi se retrouve à aller vers les autres, d’autres qui lui ressemblent, et je pense qu’il sera à même de les aider à avancer, comme Chisé l’a aidé lui. Bref, une œuvre toujours aussi plaisante à suivre !


Yoko Tsuno, tome 30

Enfant, j’ai découvert la bande dessinée grâce à plusieurs prismes : les possessions de mes parents, à savoir les Astérix et les Tintin, et grâce aux cadeaux que l’on m’a fait. Certains lisaient le Journal de Mickey, d’autres Spirou, d’autres Minnie… Perso, j’étais plutôt dans l’univers Picsou et Minnie, par la suite. Je n’ai possédé mes premiers albums qu’assez tard, et ç’a été un hasard si j’ai découvert cette série (autant Percevan, c’était un camarade de primaire, autant là, c’était juste un album, la Jonque Céleste, au détour d’un rayon de supermarché). Bref, j’ai beaucoup aimé l’univers décrit par l’auteur, les divers arcs narratifs et leur construction… Aujourd’hui, j’avoue être plus réservée.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Yoko Tsuno est une jeune femme qui exerce le métier d’électronicienne. Capable de piloter certains engins volants (avions, hélico), de naviguer, elle est agile, intelligente, et vit des choses parfois inhabituelles, pour une simple humaine. Sa profonde humanité, gentillesse, compréhension de l’autre lui permettront de se lier d’amitié avec une extraterrestre, Khâny, dont le peuple (les vinéens) a trouvé refuge depuis des centaines d’années sous terre, avec une voyageuse du temps, avec d’autres humains plus normaux, passionnés d’orgue, et autres. Ses aventures sont généralement liées à un de ces trois arcs : soit il s’agit d’une histoire avec les vinéens, soit d’une histoire de voyage dans le temps, soit d’une histoire entre électronique et aviation. Ce qui m’a plu à l’origine, c’est le fait qu’un personnage féminin soit l’héroïne (même si le progressisme a ses limites, hein Rosée). Les compagnons masculins ne sont là que par habitude, qu’il s’agisse du side kick rigolo (Pol) ou de la caution pseudo romance, jamais poussée loin (Vic). Ils n’interviennent qu’à sa demande, se contentent du rôle de soutien. Ils sont bien souvent absents, et ne servent pas à grand chose. L’exotisme et le voyage sont deux autres composantes majeures de l’œuvre ; qu’il s’agisse de voyage dans le temps ou dans l’espace, au travers des mythes, des légendes, dans des châteaux ou des églises hantées, il y a une veine « Sydney Fox » que j’apprécie.

Roger Leloup au scénario ainsi qu’au dessin, pour les éditions Dupuis.

Le tome 30 (spoils)

C’est ainsi que, malgré tous ces compliments, je ne peux honnêtement recommander les derniers volumes des aventures de Yoko. Je me fais la réflexion depuis l’apparition d’Émilia au tome 24, mais l’histoire commence à vraiment perdre ce qui faisait son charme. Ce nouveau personnage revient dans quasi TOUS les tomes. Elle devient une Yoko bis, mais occidentale, et je ne vois pas son intérêt. Est-ce une façon de coller un love interest féminin ? De faire preuve d’ouverture d’esprit quant à des thématiques liées à la romance plus d’actualité ? Je ne sais pas ; je n’ai pas grand chose de plus contre elle, je ne comprends juste pas sa récurrence. Derrière cela, on a aussi un focus récent sur les vinéens (depuis l’arrivée d’Émilia, on a eu 5 tomes sur 6 avec eux). Ça rompt pas mal l’équilibre que je pouvais apprécier : sur 24 tomes, on en avait 8 consacrés aux aventures spatiales, environ 6 sur le voyage dans le temps, et le reste sur d’autres thématiques. Bref, je sature, et j’ai l’impression que je ne suis pas la seule : le tome 30 était brouillon, les événements s’enchaînent trop rapidement, sans que ce qu’il se passe soit très clair. On ne comprend pas ou pas bien les réactions jalouses de Khâny, l’intérêt des nouveaux personnages ni même leur histoire. Yoko évoque à un moment l’idée de voyage dans le temps, mais ça passe à la trappe très vite, sans explications. L’histoire elle-même ne présente que peu d’intérêt. Le tome se finit sur Yoko qui pleure, parce qu’elle est émue qu’une troisième petite fille rejoigne le roster de personnages. You-pi. Alors, oui, c’est chouette que ces enfants d’horizons, de natures si différentes de prime abord, s’entendent et s’apprécient, je ne dis pas le contraire. Mais le focus sur les enfants dès qu’on a une héroïne féminine… Bah, c’est bien un homme qui écrit l’histoire, et quelqu’un qui, à mon sens, se fait un peu âgé.


Infinite Dendrogram, tomes 7 et 8

Je suis enfin à jour sur ce light novel ! Le tome 8 devait sortir le mois dernier, mais en raison de la crise du papier, la sortie a été reportée. Qu’à cela ne tienne, je peux tout à fait patienter, et de toute façon, je comptais bien lire les tomes qui me manquaient lors de ma semaine de repos. Ce que j’ai fait.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur

On suit les aventures d’un étudiant japonais, que j’appellerais Ray pour des raisons de commodité. Ayant terminé ses examens et avant de commencer les cours à l’université, il se lance, sur les conseils de son frère, dans un jeu auquel peu de gens croyaient à sa sortie : Infinite Dendrogram, un VRMMORPG des plus réalistes, que la rumeur dit être à la hauteur des rêves les plus fous des joueurs de l’époque. Après avoir créé un personnage, il se lance à l’aventure dans le royaume d’Altar, et découvre bien vite certaines choses : 1) le jeu est à la hauteur de ses attentes, il est d’un réalisme tel que l’on croirait qu’il s’agit d’un autre monde, 2) il a la poisse, et se retrouve beaucoup trop régulièrement mêlé à des situations très périlleuses, 3) le royaume où il a commencé est dans une situation géopolitique instable, 4) son frère a un problème avec les costumes d’animaux en peluche. Mais rien de tout cela ne l’empêchera de se lancer corps et âme dans cette aventure, accompagné de son Embryo, essayant de ne faire aucun choix qu’il regrettera par la suite, ce qui lui laisserait « un goût amer » en bouche. Le gros point fort de cette œuvre, à mes yeux, n’est autre que le développement de ses personnages. Peu à peu, iels se dévoilent, on en apprend plus (et on a envie d’en apprendre plus) sur chacun. Pourtant, le nombre de protagonistes va croissant, mais on reste si loin des stéréotypes que cela ne pose pas de problèmes. On est loin, très loin, des coquilles vides d’autres romans ayant un scénario similaire ; bonus, on n’a pour l’instant aucune forme de sexisme malvenu : les femmes sont puissantes, classes, et elles ont d’autres objectifs que de servir le personnage masculin qui est le héros trop fort sans qu’on sache pourquoi mais c’est comme ça. L’aspect géopolitique de l’histoire est également tout à fait appréciable.

Sakon Kaidou au scénario, Taiki aux illustrations, Aurélien Piovan à la traduction et Antonin Guirette à la relecture pour les éditions Lanovel.

Les tomes 7 et 8 (spoils)

Après leurs mésaventures avec l’Assemblée du Monde Lunaire, Ray et Némésis se rendent en compagnie de B3 dans un village, afin d’aider un jeune Tian à retrouver son père disparu. C’est ainsi que, par hasard (ou acharnement du destin), il se retrouve face à un UBM dont le retour était imprévu. Entre cela et sa découverte de l’identité de B3, on aurait pu s’attendre à une forme de lassitude, mais non, Ray prend bien les choses et continue sa route… Jusqu’à arriver à Quartierlatin en compagnie de la mystérieuse Azurite, une Tianne qui a pour mission d’explorer d’anciennes ruines récemment découvertes dans le Royaume. Au bout du huitième tome, on commence à comprendre comment ça va se passer : l’identité d’Azurite est évidente, j’avoue que je ne m’attendais pas à celle de Mario, même si je doute que ce que je pense soit sans fondement le concernant. Je m’attends même à ce que ce soit le twist qui, dans le tome suivant, résoudra la situation dans laquelle Ray & co se trouvent. Bref, en terme d’histoire, rien de neuf, mais je ne cherche pas plus que ça à être surprise. Les événements s’enchaînent avec fluidité, on rentre bien dans l’histoire (l’adaptation a beaucoup progressé, je trouve) et… On attend la suite parce que aaargh, je veux savoir ce qu’il va se passer ! Bref, c’est bon signe. Petit point sur les histoires annexes (oui, j’ai tous les livrets, je ne regrette pas de les avoir pris, certains sont en rupture désormais) : je me surprends à les apprécier énormément. Après des tomes qui se finissent en cliffhanger, après des événements lourds ou des révélations incroyables, cela permet de faire redescendre la pression. Ce format livret est très digeste – miam ! – et fait office de parfait marque page lorsque le chat commence à courir partout, à faire des bêtises ou qu’autre chose requière mon attention alors que je suis élégamment allongée sur mon canapé entre deux ventilateurs.


La Carte des Confins, tome 2 (fin)

Si vous me connaissez bien, vous savez donc que je résiste difficilement à une histoire de pirates. La couverture du tome 1, le titre, le synopsis, tout m’a convaincue de me laisser embarquer dans cette histoire et bon sang, j’ai adoré le voyage, la tension entre les personnages, même cette maudite fin ! Avec une telle attente, ai-je apprécié ce second tome ? Je réponds très vite à la question.

Présentation générale de l’œuvre, sans spoil majeur.

Callie est une jeune voleuse aux origines mystérieuses, plutôt jolie, qui cherche à s’en sortir en vendant des objets magiques, interdits dans le monde dans lequel elle vit à cause des méfaits de certains magiciens. Quant à Blake Jackson, c’est le capitaine d’un bateau et d’un équipage de pirates renommés, qui cherche à mettre la main sur un objet légendaire : la carte des Confins, qui permet d’explorer ces derniers et d’en revenir, ce que nul n’a jamais réussi. Tous deux vont être amenés, par certaines circonstances, à se rencontrer et faire affaire… Pour le meilleur comme pour le pire, on va dire ! On ne va pas se mentir, la composante « pirates » n’est qu’un prétexte, que du contexte. La vie en mer, les attaques de bateaux, les détails sur la navigation ne sont que peu présents, probablement pas assez pour plaire à ceux qui cherchent avant tout cela. Par contre, les relations entre les personnages sont bien plus développées, mais personnellement, sachant à quoi m’attendre, ça ne m’a pas dérangée.

Le tome 2 (spoils)

Comme je le disais une ligne plus haut, l’aspect « pirate » est fortement délaissé au profit de la romance… Mais si cela ne m’a pas gênée dans le tome 1, il en va autrement dans le 2. Beaucoup de choses m’ont dérangée. Après un cliffhanger pareil, après de telles révélations, après les exactions commises par Callie en début d’histoire, je trouve que la conclusion de la première partie est mal amenée, juste décevante.

Callie s’en veut, dit qu’elle portera toute sa vie la culpabilité de ce qui s’est passé… Et il suffit d’un peu de volonté et d’amour à un moment pour maîtriser les ombres, jusqu’à ce qu’elle chope la potion et paf, tout va mieux ? Bon, j’exagère parce que oui, la suite montre que ça ne va pas mieux, mais cela n’a rien à voir avec les ombres, juste que son corps subit les conséquences d’un trop plein de magie. L’origine des ombres ? C’est expédié, on s’en fiche. Même leur disparition totale dans la partie 2, c’est trop rapide, trop facile, paradoxalement. L’histoire avec les dieux, pareil, expédié rapidement. Ils se font avoir facilement, les personnages réussissent à sauver leur derrière, et mis à part quelques dégâts collatéraux (T_T), tout va bien, ça valait le coup. Je ne suis pas d’accord avec cette conclusion, avec cette surabondance de deus ex machina. Parce que oui, l’équipage en a chié pour arriver jusqu’au bout des confins. Mais chaque fois, ils s’en sortent, moyennant quelques sacrifices.

Même au niveau de la romance, y’a des trucs qui ne vont pas, selon moi : le sempiternel « ils seront heureux et auront des enfants », l’état de Blake suite à la disparition de Callie, le fameux « il est amoureux donc quand elle est pas là, il fait du caca », le coup de « faut la protéger et la sauver la pauvre » et de « je suis ton capitaine tu dois m’obéir ». Que Callie obéisse ou pas est une chose, que Blake agisse ainsi en est une autre, et que ces composantes se retrouvent dans un livre qui se veut progressiste sur certains aspects, ben non, désolée, ça ne me va pas. Au final, le personnage féminin fort, badass du premier tome est devenue le love interest femelle, et le personnage masculin cool et sexy est devenu le love interest mâle, et c’est tout. Exit le capitaine, exit la voleuse, malgré le bal et les événements liés : Callie use de ses charmes, et pouf, tout est résolu ? J’en oublie beaucoup, certainement. J’ai passé un bon moment sur le 1, mais je ne recommande pas la série à cause du 2. Dommage, il y avait un sacré potentiel.


Sur ce, je vais conclure là ce trop long article. Il fait 31° dehors, probablement plus à l’intérieur. Je vais aller boire de l’eau, et me trouver une activité qui ne nécessite pas beaucoup d’efforts, et qui tient le moins chaud possible. Portez-vous au mieux, prenez soin de vous et des vôtres, à bientôt !

Auteur : Lethalya

Passionnée de LN et de mangas, de culture japonaise. Lectrice FR/EN, collectionneuse compulsive. Community Manager Twitter et Facebook de Li-Novel France.

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